principales faiblesses de l’économie tunisienne



ITCEQ Economie Tunisie L-Economiste-Maghrebin

Dans sa Tribune du mois de mai, l’ITCEQ a dressé une liste des principales faiblesses de l’économie tunisienne. Notamment en comparaison des économies concurrentes et les plus performantes.

Ainsi, l’ITCEQ a identifié les domaines qui ont affiché des signes de faiblesse et qui sont à l’origine du retard que connaît l’économie tunisienne.

Il s’agit essentiellement des déséquilibres macroéconomiques. Et par conséquent, l’aggravation des déficits courant et budgétaire. Ainsi que la baisse des réserves en devises et la contraction du taux d’épargne.

Egalement, il s’agit du manque de profondeur du système financier. Et ce, avec un niveau de prêts non productifs relativement élevé, bien qu’il soit en baisse.

S’ajoute à cela la faiblesse de la croissance et du dynamisme économique. Ceci est le résultat du fléchissement de nombreux secteurs productifs et du ralentissement de l’effort d’investissement.

L’ITCEQ a mis l’accent, aussi, sur le manque de concurrence sur le marché interne. Et ce, du fait des lourdeurs administratives et de la réglementation en vigueur.

ITCEQ: non diversification des produits exportés par marché et par produit

En outre, il s’agit de la non diversification des produits exportés par marché et, à moindre degré, par produit en plus de la lourdeur des procédures douanières. Ceci se traduit par des pertes de parts de marché sur l’Union européenne.

Dans le même sillage, il a été constaté le manque d’attractivité des IDE conjugué à un cadre réglementaire relativement rigide. Et ce, en plus d’un climat d’affaires peu propice; du faible développement de l’infrastructure technologique et l’usage des TIC ainsi qu’une relative absence de l’innovation et de l’économie de la connaissance.

Pour faire face à ces faiblesses, l’ITCEQ a estimé qu’il importe engager et mettre en œuvre des réformes de politique économique profondes et rigoureuses. Ces réformes doivent être susceptibles de promouvoir la croissance, de rétablir les équilibres macroéconomiques et d’instaurer un climat de confiance avec les partenaires socioéconomiques.

 

Source: L’Economiste Maghrébin (www.leconomistemaghrebin.com)

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