Marouane El Abbassi met en garde contre les conséquences du non-Maghreb



Présent  au Sommet bancaire maghrébin, qui se tient les 6 et 7 novembre à Tunis, le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, Marouane El Abbassi, a exposé sa vision pour le rôle des banques des pays maghrébins dans l’intégration maghrébine.

Prenant la parole, le gouverneur de la BCT a affirmé que l’union maghrébine est le rêve des ancêtres depuis 1964. Dès 2006, la Banque mondiale avait affirmé dans une étude qui porte sur les coûts du non-Maghreb que chaque pays maghrébin perd de 1 à 2 points de croissance à cause du non-Maghreb.

Faut-il recourir à la jeunesse maghrébine ?

Marouane El Abbassi a poursuivi en déclarant que la mondialisation commence à subir des changements. Plusieurs pays sont en récession, ce qui aura des répercussions sur l’économie tunisienne. À cela viennent se greffer  les problèmes  dus aux changements climatiques.
Le Gouverneur de la BCT a estimé que la jeunesse maghrébine, grâce aux nouvelles technologies, est à même d’assurer l’inclusion entre les pays maghrébins. Et de résoudre les problèmes de la région.

Il a affirmé que grâce au  startup act et la circulaire de la BCT en cours de préparation,  les jeunes startups pourront facilement nouer des relations d’affaires avec l’extérieur. La jeunesse est capable de créer de la richesse.  Et de rappeler l’existence de plusieurs compétences maghrébines à la Silicon Valley.

Marouane El Abbassi plaide pour un travail commun entre les banques centrales maghrébines

Par ailleurs, il  a affirmé qu’il a rencontré les cinq gouverneurs des banques centrales des pays maghrébins à Bali. Ils  se sont mis d’accord sur la nécessité de renforcer le travail en commun. Ils sont attendus la semaine prochaine à Tunis pour une rencontre au sommet de concertation.

Cet  événement sera sous la tutelle de la BMCE, affirme-t-il. Quatre axes de travail ont été définis pour l’occasion. Fintech, le financement islamique, la lutte contre le blanchiment d’argent et l’inclusion financière.  Le gouverneur de la BCT a affirmé que ces axes peuvent créer plus d’opportunités pour la jeunesse maghrébine.

Le gouverneur de la BCT est revenu sur la conclusion du nouveau rapport du FMI.  Créer de la croissance économique entre les pays maghrébins va multiplier les emplois. D’ailleurs, ce constat est repris dans une autre étude de la Banque mondiale menée par Mustapha Kamel Nabli. Le deuxième point est relatif à l’ouverture. Autrement dit chaque pays maghrébin doit s’ouvrir sur son voisin de telle sorte que la mobilité du travail au sein de l’aire maghrébine soit assurée.

” La seule chose qui fonctionne comme il se doit dans les pays maghrébins est le marché parallèle”, regrette-t-il. Avant de conclure sur une note ironique :  “On me dit souvent qu’il y a une banque centrale concurrente à Ras Jedir !!”.

Source: L’Economiste Maghrébin (www.leconomistemaghrebin.com)

Vos commentaires sur Facebook