La CNRPS gèle les comptes de 14 entreprises publiques



La Caisse Nationale de Retraite et de Prévoyance Sociale (CNRPS) a gelé les comptes de  14 entreprises publiques pour non-paiement de cotisations sociales sur plusieurs années, affirme  Mohamed Trabelsi, ministre des Affaires sociales.

Dans une  interview accordée au quotidien arabophone Le Maghreb, dans sa livraison d’aujourdhui, 18 mai, le ministre affirme qu’il s’agit d’une première dans l’histoire de la Caisse Nationale de Retraite et de Prévoyance Sociale.  Après avoir signé la décision,  la caisse a gelé les comptes de 14 entreprises publiques à l’instar de  la Poste tunisienne, la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede), la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT),  et autres entreprises publiques.

D’après Mohamed Trabelsi,  cette opération a porté ses fruits étant donné que suite au gel des comptes,   les entreprises publiques ont entamé le dialogue  avec le ministère  afin de signer des conventions  qui portent sur la régularisation de leur situation et le paiement des cotisations.

Pour rappel, le déficit financier de la CNRPS a atteint 1500 millions de dinars. De même pour la CNSS. Ainsi le déficit des deux caisses a atteint 3000 millions de dinars. Dans le même contexte, le ministre a fait savoir que  les cotisations dues à la CNRPS par les entreprises publiques concernées se montent à 700 millions de dinars. Ce montant est un cumul de plusieurs impayés depuis des années, précise-t-il.

Interpellé sur les négociations sociales dans le secteur public et à la fonction publique, Mohamed Trabelsi a indiqué qu’elles achoppent sur l’accord-cadre qui va les  régir.  Si le gouvernement opte pour des négociations sociales au titre des années  2018 et 2019, l’UGTT revendique un accord-cadre au titre des années 2017 et 2018, les négociations précédentes n’ayant pas pris en considération l’année  2017, selon la centrale ouvrière. Ainsi le seuil de la première étape des négociations sociales n’a pas été franchi.

Source: L’Economiste Maghrébin (www.leconomistemaghrebin.com)

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