Démarrage des travaux de construction du premier centre technologique à Siliana



Anouar Maârouf, ministre des Technologies de la communication et de l’Economie numérique, a donné,mardi, le coup d’envoi des travaux de construction du premier centre technologique à Siliana pour le renforcement des capacités et de l’employabilité des chômeurs diplômés en informatique et en nouvelles technologies.

Le coup d’envoi du démarrage des travaux s’est déroulé en présence du gouverneur de Siliana, du directeur de l’Iset Siliana et de Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie.

D’un coût global de 1,4 million de dinars, ce centre s’inscrit dans le cadre du projet Elife qui mobilisera une enveloppe de 22,5 millions de dinars dans le cadre de l’application de l’accord-cadre signé entre le gouvernement tunisien et la Fondation Tunisie pour le Développement.

Le projet Elife a pour objectif d’assurer une formation professionnelle complémentaire et gratuite au profit de 25 mille bénéficiaires diplômés des ISET de Siliana, Béjà, Le Kef, Jendouba, Kairouan, Kasserine, Sidi Bouzid, Gabès, Gafsa et Tozeur, au cours de la période 2018-2023.

Cette formation dans des spécialités très pointues ciblera cinq mille étudiants par an qui bénéficieront d’un appui et des contrats de travail en Tunisie et à l’étranger directement après l’achèvement de la période de formation.

Badreddine Ouali, éditeur de logiciels financiers et président de la Fondation Tunisie pour le Développement, a expliqué les raisons qui ont commandé le lancement de ce programme. M. Ouali a d’abord évoqué le chômage élevé des diplômés de l’ISET et a révélé que d’après une étude menée auprès des étudiants de l’ISET, la première raison réside dans le niveau de la formation qui débouche sur des compétences d’un niveau acceptable, mais qui ne permet pas l’employabilité. “Nous voulons que ce niveau soit relevé pour qu’il soit meilleur”, a-t-il indiqué.

La deuxième raison porte sur l’obstacle de la langue, qui est un frein à l’emploi des diplômés, puisque les promotions de l’ISET souffrent de cet handicap, d’où la nécessité d’améliorer les softs skills des étudiants.

Enfin, la troisième raison est “ce mur entre les diplômés et les entreprises dans les régions”, a-t-il affirmé. “C’est pourquoi, on a pensé à une formation technique, à des cours pour le développement des softs skills et à des stages en entreprise”, a révélé M. Ouali.

Le programme prévu s’articule sur douze mois : six mois pour le développement des capacités techniques et six mois pour la pratique. A la fin du programme, qui est gratuit, un certificat international sera délivré qui permettra aux diplômés concernés d’accéder au marché de l’emploi en Tunisie et à l’étranger.

Source: L’Economiste Maghrébin (www.leconomistemaghrebin.com)

Vos commentaires sur Facebook